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Royaume-Uni vs France: match amical déchirant, délirant.

© Pierre-Grégoire Wibaux

Brexit yes but, le clown anglais persévère dans ses pitreries provocatrices, contre la France et donc contre L’Union Européenne (UE). En effet Bojo, par ailleurs en perte de crédibilité chez lui semble ignorer que, venant de l’Est ou du Sud, les migrants aspirant à rejoindre la perfide Albion par le chanel, ont dû franchir des frontières hors de la France qu’ils ont eu à traverser après d’autres frontières depuis les confins de l’espace Schengen.

Vers une ébauche rêvée d’une nouvelle guerre de cent ans ?

Donc, dans sa logique le tragiquement pittoresque Boris Johnson devrait faire l’offre d’aide de ses troupes expertes quasiment dans toute l’Europe comme il l’a proposé effrontément au président français pour la zone de Calais.

Clownerie dramatique que de proposer, par une lettre hors de toute pratique des usages diplomatiques sérieux, l’aide de forces britanniques sur le territoire français pour résoudre le problème des migrants. Une ingérence folle, insupportable sur fond de tragédie qui a coûté la vie à 27 candidats au refuge anglais clos.

On ajoutera à la prétention de l’ébouriffé l’injonction/suggestion faite à la France de fermer la frontière avec la Belgique.

Il est donc urgent de lui rappeler qu’il y eu, sinon grâce à lui ou en tout cas avec lui, le Brexit. Avec des conditions d’échanges avec l’UE acceptées sans que quiconque y gagnât quoi que ce soit et qu’au contraire, un vilain coup fut porté à la construction européenne, le ver britannique étant déjà dans l’admission du UK dans l’UE en 1973. On lui avait alors concédé trop de dérogations.

Aujourd’hui Bojo inflexible est sourd aux réponses du président de tous les Français qui devraient tous se sentir blessés surtout ceux qui se réclament du général de Gaulle.

Et la pêche dans tout ça !

Le même premier ministre britannique empêche le respect de l’application des clauses d’un accord post-brexit : il manque 150 licences de pêche pour nos pêcheurs dans les aux territoriales anglaises. La ministre de la mer, Annick Girardin a failli accepter le fait, en proposant d’indemniser les frustrés français avec de l’argent français.

Branle-bas de combat au Comité National des pêches français qui fait bloquer l’arrivage des ferries dans les ports de la Manche (Ouistreham, Saint-Malo , Calais) et même les camions de marchandises au terminal/fret du tunnel…pour une courte durée. Un coup de semonces en quelque sorte. La réponse de Londres  : « Les Français doivent veiller à ce que ces actes illégaux ne soient pas commis pour que le échanges commerciaux ne soient pas affectés ».

Et si c’était le cas ? Quelles sanctions ? Décidément les « British » sont effrontément têtus.

Qu’en disent les sujets de sa Gracieuse Majesté ?

Rappel : résultat du vote sur le Brexit le 23 juin 2016

– 51,9 % de leave (quitter, donc pour le Brexit)

– 48,1 % de remain (rester, donc contre)

 On est loin d’un raz de marée.

En outre une carte montre une véritable fracture entre le Nord et le Sud et même des îlots réfractaires dans un ensemble ambiant.

Quel serait le résultat aujourd’hui ? Nul ne le sait mais la décision est irrévocable, définitive, ce qui n’est pas le cas pour Bojo qui finit tout de même par lasser par ses incohérences.

Bojo en clown pratiquant le métier.

Anecdote révélatrice de son état de « fébrilité » face à mille et une difficultés.

Devant le patronat britannique, fin novembre dernier, le « comédien » s’est emmêlé les pinceaux car il avait oublié ou égaré ses notes et fut donc condamné à improviser.  Ce qui a produit un discours de « n’importe quoi », de coq à l’âne sans queue ni tête, mêlant Moïse et Lénine avec une excursion en famille dans un parc d’attraction. Délirante cette superbe gâterie pour les médias qui l’ont exploitée en boucle évidemment et abondamment !

Si on y ajoute la valse des ministres, l’augmentation des prélèvements sociaux et taxes, les plus élevés depuis la fin des années quarante, les maladresses comme les  frais somptuaires engagés pour un appartement privé proche du 10 Downing Street et la phrase incroyable qu’on lui prête  à propos du Covid : « je préfère voir les morts s’entasser par milliers plutôt qu’un putain de nouveau confinement », alors on est tenté de douter de sa survie politique jusqu’aux nouvelles élections, dans trois ans.

Il a été largement élu en décembre 2019 avec 367 voix sur 650 parlementaires élus pour 5 ans à la chambre des Communes. Large mais fragile car on a vu que des retournements (Theresa May) à l’intérieur de la majorité sont fréquents.

Avec ce désamour auquel même beaucoup de ses amis participent lui reprochant surtout de nombreux manquements à ses promesses, il n’est pas acquis qu’il aille au bout du mandat confié par les actuels conservateurs et surtout qu’il serait réélu par eux en 2024.

Antoine Spohr

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