Culture

La cote du gouvernement en baisse, encore et encore. Trop c’est trop.

Déconfinés plus ou moins, l’ambiance n’est pas à   la joie 

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Hans baldung Grien

Se débarrasser de la «  faute originelle » d’abord.

Un proverbe allemand répété sans relâche par les « anciens » à leur progéniture tinte encore aux oreilles des ex- jeunes germanophones Alsaciens -Lorrains comme bien sûr à celles des Allemands:

«  Wer einmal lügt dem glaubt man nicht Wenn er auch die Wahrheit spricht »

C’est à dire littéralement« Qui ment une seule fois, on ne le croit plus même quand il dit la vérité ». Difficile de trouver l’équivalent en français même dans les Maximes de Larochefoucaud où on peut lire cependant un adage en sentence bien plus définitive :« la vérité blesse , le mensonge tue »

On choisira à l’issue quand , dans l’année du Covid-19, on parlera de « l’affaire des masques ».

D’emblée, un mensonge, stupide, inutile, humiliant, infantilisant, débilitant se résume en quelques mots : « les masques ne servent à rien » et on sait pourquoi . Il n’y en a pas ou plus. Au comptoir du café du commerce, Tartempion aurait crûment dénoncé un foutage de gueule. Mais cela n’en est pas resté là, les cafés étant fermés , la propagation se fit dans la nature ouverte et sur le net surtout et bientôt elle fut relayée par les sycophantes patentés, des accusateurs publics, des professionnels de la critique ou opposants systématiques mais aussi par les messieurs Dupont dont je suis, habituellement peu féroces.

Le mensonge est alors, et il l’est resté, la faute première, le « péché originel ?» qui expulsa du moins certains le croient-ils dans les religions monothéistes, les hommes et les femmes du paradis terrestre. Pour achever la métaphore osera-t-on voir le serpent dans une nuée de coronavirus. Toutes les critiques partent dès lors de ce postulat érigé en axiome : on nous ment, ils nous mentent, on ne peut pas les croire.

Suivent alors autant de contre-vérités, de mensonges, des condamnations arbitraires empreintes de mauvais foi évidente, le tout favorisé par une communication excessive, souvent peu assurée et parfois contredite immédiatement. Alors y a-t-il des excuses comme « le pieux mensonge » pour ne pas affoler le vulgum pecus, tout ce peuple français un peu benêt? Et surtout, y a-t-il un sauveur…car l faudra tout de même s’en remettre de cette maladie que l’immense majorité n’a pas eue ?

 

Les réponses existent pourtant, peut-être paisibles, à tâtons…

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Pierre Grégoire Wibaux pour eurolatio.

Elles se passent des litanies des «  il faut que, y a qu’à, il aurait fallu, nous on aurait.. » qui ne font qu’ajouter de la confusion à l’incontrôlable et souvent deviennent l’expression minable d’une haine irraisonnée comme seule proposition. Il est vrai qu’il peut y avoir lieu de fustiger des incohérences entre les savants virologues, infectiologues, épidémiologues… qui ne partagent pas toujours le même logos i.e le discours, le langage que leur raison ou leurs connaissances leur dictent. Et les « politiques »doivent démêler tout cela, consulter des sociologues, des philosophes et bien sûr les économistes car chaque spécialité a son « logos » qui lui-même en contient plusieurs autres…..Cacophonie assurée.

Et débrouillez vous monsieur le président.

Ne vous inquiétez pas tout chef de l’Etat que vous êtes, vous aurez tout faux pour les uns, même dans votre camp façon Martine Wonner et une mention assez bien par « le ventre mou » et les éloges appuyés de vos fans. Mais si vous, Jupiter ou Zeus, déléguez trop à d’autres dieux de votre Olympe, vous orchestrerez une autre cacophonie aussi dissonante que celle des experts. Effroyable casse-tête !

Quand vous faites confiance aux qualités incontestables de votre premier ministre qui s’acquitte sans fanfaronnades de sa tâche, on perçoit déjà le vizir qui brigue la place du calife et les sondages qui suivent jouent la même partition. Les réseaux sociaux s’agitent aussitôt et oublient la guerre permanente qu’on se livre entre râleurs impénitents sur un terrain jonché de « vieux cons », qui trotskyste ou guevariste ou castriste ou même égotiste individuellement solitaire tout seul, qui gaulliste, à la mode séguiniste socialisant ou à celle plus active de Sarkozy avec des quasi frontistes, qui Lepeniste en mal des barons perdus ou vieillis, qui socialistes modérés ou innovateurs comme Hamon, qui révolutionnaires ordonnés comme le tribun habile Mélanchon qui encore…..Nous sommes plus de 66 millions de Français…..et combien de fromages, mon général ?

 

« C’est pas juste » dirait Calimero. A la barre du bateau, il y a un chef démocratiquement élu, il la tient de plein droit dans une tempête de force inégalée depuis plusieurs décennies. Il fait des erreurs  sans doute. Qui voudrait être à sa place ? On ne voit surgir que des critiques et jamais de propositions claires alternatives comme un cap fixé.

Quand le ciel tonne, que l’ouragan menace et qu’il fait froid, serrons nous les uns contre les autres au moins virtuellement en attendant la fin…. Et quelle fin ?

Nous aurons tout notre temps pour exprimer ces haines ou quand même des espérances accumulées. Pourquoi pas une guerre civile, fous que nous sommes !

Quand nous réjouirons nous ensemble ?

 

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Antoine Spohr

 

 

2 réponses »

    • Merci mais je n’ai pas l’écho d’ apaisement que j’espérais sauf par des « politiques » qui réagissent à titre individuel  » incognito »
      Nous sommes obligatoirement binaires!

      J'aime

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