Culture

Voyage au cœur de la Corée du Sud : vision coréano-européenne

Je me présente, je m’appelle CHANG Han-Ul (en Corée, le nom de famille est suivi du prénom), et après plus de 20 années d’existence, je suis enfin allé dans mon pays d’origine qui est la Corée du Sud. Au cours des prochaines lignes, je vais vous raconter le ressenti de mon voyage au travers les yeux d’un coréen européen.

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Du sang coréen, une terre française, un cœur européen

 

La naissance, c’est la première grande loterie de la vie. Qui et comment seront nos parents ? Naitrons-nous en période de guerre ou de paix ? Sur quel sol foulerons nos premiers pas d’enfant ? Tant de questions qui ne trouvent réponse qu’au moment d’émettre nos premiers cris. Moi ? Je suis né d’une mère et d’un père, tous deux Coréens, dans la capitale de l’Europe : Strasbourg. Dès mon plus jeune âge, j’ai eu la chance (je le considère comme tel) d’avoir reçu à la fois une éducation coréenne, par ma famille, et à la fois française et européenne par l’école et mes amis.

De l’enfance jusqu’à l’adolescence, j’ai davantage baigné dans un environnement français et européen – l’Allemagne n’étant qu’à quelques encablures -, cela a permis la mise en place des premières fondations d’un sentiment européen. Même si rétrospectivement, l’influence paternelle a joué (in)directement son rôle ; mon père ayant rédigé une thèse portant sur « L’opinion publique en Alsace lors de la Construction européenne entre 1945 et 1949 ». Et ce sentiment n’a fait que se renforcer année après année et connaissance après connaissance, à tel point que c’est devenu quasi obsessionnel. Toutefois, mon profond attachement à l’Europe, semblait mettre de côté mes origines. Alors, il était venu le moment, après 22 ans d’existence, d’enfin découvrir mon pays d’origine, celui dans lequel mes parents sont nés, ont grandi et vécus. Mais il y avait aussi une volonté initiatique afin de mieux connaitre mon côté coréen, et ainsi mieux le comprendre. J’ai donc pris mes bagages pour m’engager dans un voyage de 2 mois pour découvrir la Corée du Sud à travers mes yeux d’un jeune homme coréen, français et européen. De Strasbourg à Séoul, le voyage commence maintenant !

Une péninsule entre modernité et traditions

La Corée se développe dans un environnement technologique et high-tech, où Séoul est l’épicentre de cette immense activité avec l’ensemble des sièges sociaux des plus grandes entreprises du pays. Malgré cette atmosphère high-tech, la Corée n’en oublie pas ses traditions et sa culture.

Capture d’écran 2019-11-29 à 10.12.16En parcourant les rues de Séoul, il est possible de trouver sur son chemin des anciens palais, qui sont d’origines et restaurés, en plein cœur de la ville et de sa folie. Quoi de mieux alors que de louer un costume traditionnel Hanbok, dans une des boutiques voisines pour se promener dans les cours du palais au son de la musique, de la danse et des chants traditionnels, le tout en observant autour ces immenses buildings. Dépaysant. La Corée se veut en avance avec son temps. Elle est en perpétuel développement en étant à chaque instant à la course à l’innovation avec en tête de gondole les géants Samsung, LG ou encore Hyundai. Image de cette volonté d’innovation constante, la 5G. En effet, la Corée est le premier Etat à lancer la 5G sur son territoire (NDLR : La France ne lancera la 5G qu’à l’horizon 2020). Contrairement à la France, dont on connait la difficulté d’équiper la (pauvre) 4G sur l’ensemble du pays. La Corée est dotée de la 4G sur l’ensemble de son territoire ; à tel point que même dans les hautes montagnes, la 4G peut être captée. Quant à la 5G, elle permet plus de rapidité (120x plus rapide que la 4G) – on pourrait quasiment parler d’instantanéité – et souhaite faciliter le développement de technologies dans les domaines de la recherche ou l’automobile, comme la voiture autonome ou la VR (Virtual Reality) dans le cadre de la médecine. De même, la Corée a démocratisé les téléviseurs à écrans incurvés devant servir à renforcer l’immersion du spectateur devant son film, son match de football ou son jeu vidéo. Ainsi, il peut paraitre très surprenant ce mélange de modernité et de tradition dans lors de promenade dans la ville, mais c’est ce qui fait aussi la richesse de ce pays.

 

Autre élément qui fait la richesse et la fierté de la Corée, ce sont ses montagnes. Elles qui habillent le paysage coréen. A leur vue, même depuis les villes, il y a un sentiment apaisant et reposant qui s’y fait sentir, en contraste avec la folie et les tribulations des villes, et rend l’oppression de la ville moins désagréable à vivre. Jean Ferrat chanterait que ces « montagnes sont belles » et imaginerait un « vol d’hirondelles ». Cette vue des montagnes, même depuis la ville, est quelque chose qui tranche par rapport au paysage français, car celles-ci sont mêmes visibles depuis Séoul, la capitale. Des montagnes dont certaines sont marquées par l’Histoire ; que ce soit par la présence d’anciennes murailles, portes ou autres temples, mais aussi par celle plus tragique de la guerre. Un souhait de montrer l’importance du passé et le respect des traditions, et qu’il ne faut pas les oublier. Le fait qu’elle soit aussi une péninsule (qui signifie en latin « presqu’île ») rend la mer accessible en seulement quelques heures de train. Il y a un profond respect et une beauté de la nature qui se dégage malgré le côté ultra moderne des gratte-ciels.

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Ce n’est un secret pour personne, l’Asie est reconnue pour son éducation et ses formes de respects lorsqu’on s’adresse aux personnes âgées, aux plus fragiles ou aux étrangers. La politesse qui s’exprime par le langage corporel avec le « salut » (le corps se penchant vers l’avant). Il est à plusieurs niveaux selon la personne que vous avez devant vous, cela se traduit par la grammaire employée. La civilité s’illustre par (l’incroyable) propreté – on pourrait y lécher le sol – malgré la foule et l’agitation souvent importantes. Vous ne verrez aucun Coréen jeter ses papiers ou son mégot par terre. Il est également mal vu de s’asseoir aux places réservées aux femmes enceintes ou aux personnes âgées. Les coréens font aussi preuve d’une grande bienveillance auprès des touristes (étrangers et nationaux) à la recherche de leur chemin, ils ne rechignent pas à leur venir en aide. Romain Gary écrivait dans L’Education européenne (tient donc) une phrase pleine de sens qui pourrait traduire l’esprit coréen, mais aussi une certaine image de notre société : « Le patriotisme c’est l’amour pour les autres, le nationalisme c’est la haine pour les autres ». Et je pense sincèrement que les Coréens sont très patriotes,;déjà la double nationalité est impossible, et elle est accentuée chez les garçons par l’obligation du service militaire*de deux années qu’ils doivent effectuer avant d’atteindre leurs 28 ans. Il s’agit d’un devoir constitutionnel.

 

* Le service militaire peut être évité à condition que celui-ci réussisse à montrer la grandeur de la Corée. Souvent il s’agit d’obtenir une médaille aux Jeux Olympiques, d’aller loin en Coupe du Monde (demi-finale) ou remporter des concours musicaux reconnus comme le Concours Chopin. Ces derniers mois, un débat se posait sur la réalisation ou non de ce service par le groupe de K-Pop BTS admiré dans le monde. Selon les dernières informations, les 7 garçons du groupe devront effectuer leur service militaire, au grand désarroi de leurs plus grands fans.

 

Le pays au matin calme … aux voisins bruyants

La République de Corée du Sud est surnommée « Le pays au matin calme ». Le pays fait preuve de beaucoup de sérénité tout en étant au milieu de voisins beuglards. Parmi eux, on y retrouve la Chine et son empereur… président (pardon !) XI Jinping qui polluent l’air coréen avec sa course au développement face aux Etats-Unis, et qui tente de renouer des liens avec la Corée du Nord. Le Japon avec lequel les relations ont toujours été extrêmement délicates, et qui s’est davantage accentué ces dernières semaines avec les récentes décisions commerciales prises par le premier ministre Shizo ABE vis-à-vis de la Corée, en resserrant les exportations japonaises vers la Corée. Ce à quoi, le peuple coréen a répondu par une immense campagne de « No Japan ! » pour boycotter les produits provenant du Japon comme l’enseigne de prête à portée Uniqlo qui a dû fermer plusieurs de ses établissements sur le territoire, ou encore les produits dérivés liés au personnage de dessin animé Doremon (à ne pas confondre avec Digimon). Cette « haine » est tellement ancrée, que même le dirigeant de la Corée du Nord s’est permis d’insulter et de refuser la visite de son homologue japonais. Le Japon est le seul voisin à n’avoir pu rencontrer le dirigeant nord-coréen, malgré les nombreuses tentatives de Shizo ABE. Et bien évidemment, il y a la Corée du Nord, dont elle est séparée par une simple frontière et des soldats.

 

 

Cette séparation non-souhaitée par le peuple coréen qui dure depuis maintenant plus de 60 ans avec la fin de la Guerre de Corée (1953) et la signature du traité de Panmunjom. Dans l’inconscient de mon esprit européiste, je pourrais faire une hâtive comparaison avec l’Allemagne et le mur de Berlin (dont nous avons fêté les 30 ans), à savoir le fait qu’un pays soit scindé en deux. Mais je pense qu’elle s’arrêterait là. D’abord parce qu’en langue coréenne, les deux Corée détiennent chacune un nom différent ; elles ne sont pas simplement nommées Nord et Sud. De plus malgré le traité, les deux sœurs sont toujours en état de guerre, ce qui peut être une raison à l’obligation des deux années de service militaire afin de préparer la nation si une nouvelle guerre éclaterait. Aujourd’hui, l’ancien village de Panmunjom peut être considéré comme un « Berlin » coréen, où à quelques encablures se trouvent la fameuse DMZ (Zone dématérialisé) dont les présidents MOON Jae-In et Donald TRUMP qui ont posé leurs pieds symboliquement en Corée du Nord. Car de l’autre côté du « mur », se trouve une toute autre Corée dirigée par la 3e génération de la dictature KIM, avec KIM Jong-Un. Il reste encore beaucoup de mystères autour de la dernière dictature existante, dont les seules bribes d’informations qui sortent se limitent à des poignées de main, des assassinats, des tests balistiques, des marches militaires ou encore son leader montant à cheval ; mais rien sur sa population et la vie que celle-ci mène, même s’il est tout à fait possible de se l’imaginer.

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A présent, ce sont des générations de Coréens qui sont dans l’espoir d’une réunification ; que ce soit les plus âgés qui connaissent le poids de l’Histoire et qui veulent assister à cela avant leur trépas, ou la jeunesse qui en découvre le lourd héritage. Un rêve qui semblait en bonne voie lorsqu’en 2018, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Pyeongchang, les athlètes des deux Corée marchaient sous un seul et même drapeau. Or cette image semble bien lointaine et sans doute, révolue. En effet, durant mon séjour, le 15 octobre 2019, a eu lieu la première rencontre entre les deux équipes nationales de football à Pyongyang. Une première depuis plusieurs décennies. Le résultat fut un échec. Au-delà du score (ennuyeux) de 0-0, c’est le climat de la rencontre qui fut inquiétant : un stade vide sans spectateur (NDLR : le stade peut accueillir plus de 100 000 spectateurs – juste pour les défilés militaire alors -), seulement des officiels de la FIFA et de la Corée du Nord pour un total d’une dizaine de personnes pour assister au match, et surtout une agressivité exagérée des joueurs Nord-coréens envers leurs voisins du Sud. Le capitaine des « Guerriers Taekguk » (surnom donné à l’équipe de football sud-coréenne) SON Heung-Min déclarera à l’issue de la rencontre : « Nous sommes chanceux de ne pas repartir blessés de ce match ». Cette situation enterre l’idée d’une candidature commune des deux nations afin d’organiser une compétition sportive internationale au grand dam, sans doute, de l’allemand Thomas BACH. L’ancien champion olympique de fleuret (en 1976) et président du CIO (Comité international olympique), qui a connu la séparation et la réunification de l’Allemagne, espérait une organisation des jeux par les deux Corée. Doux rêve. Finalement, ce match fut l’illustration parfaite du (très) long chemin qui reste à parcourir pour espérer de voir les deux sœurs unies à nouveau… et à jamais.

 

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Un côté obscur de la Corée ?

La Corée du Sud est dotée dans ses rues, dans ses intérieurs et même dans ses montagnes, d’un système de CCTV, il s’agit tout simplement de vidéo surveillance observant à chaque instant de la journée les actions des passants, habitants ou voyageurs. Il permet de résoudre rapidement des vols et autres délits à une vitesse grand V. C’est un système très répandu en Asie comme en Chine ou au Japon. Toutefois, la surveillance coréenne se limite à une stricte nécessité, contrairement à son voisin chinois qui va plus loin dans son fonctionnement en donnant des notes de « citoyenneté » grâce ou à cause de la reconnaissance faciale. A ce titre l’Asie pourrait se voir attribuer une célèbre réplique du personnage de Frank Underwood (House of Cards) : « Human Rights are overtated » (cf. « Democracy is overated »). Malgré, l’efficacité que permet cette vidéo surveillance constante, à travers les yeux d’un européen cela peut sembler à une intrusion à la vie privée de l’individu, et de facto aux droits de l’Homme. Cependant, il ne faut pas oublier que, contrairement aux 47 Etats membres du Conseil de l’Europe, la majorité des pays asiatiques applique encore la peine de mort. Alors qu’une des conditions sine qua non pour entrer parmi les membres du Conseil de l’Europe, il faut avoir abolit la peine capitale. Cela pose indéniablement une interrogation sur les droits de l’Homme, et son implantation dans des sociétés qui innovent toujours plus, souvent avec un orgueil des plus macabres. En effet, qui pourra arrêter l’hubris humain et sa volonté d’être plus fort, plus intelligent et plus réactif, quitte à perdre son humanité. La question du transhumanisme agite beaucoup la sphère scientifique. Si demain la Chine ou la Corée du Nord développent des procédés permettant d’augmenté l’humain, alors rien ne les empêchera de former des Deus ex Machina au sens littéral du terme : un dieu issu de la machine.

 

L’ensemble de ces innovations et de cette croissance technologique, elles ont été possibles par la Corée, car elle est un pays très (trop ?) travailleur. En 2018, le Gouvernement coréen a baissé le temps de travail hebdomadaire à passant de 68h à 52h. Ils étaient quasiment au double d’un travailleur français (35h). Ceci est une explication de l’incroyable remontée de la Corée parmi les nations majeures. Elle est passée d’un pays complètement à la rue en 1953, plus endettée et pauvre que jamais, et fait maintenant partie du G20. Cela démontre tout le caractère de son peuple, qui se sent très patriote – on aurait pu imaginer une fuite des cerveaux qui n’a pas eu lieu – et que le travail paye toujours (quel prix ?)… Malheureusement, le prix de cette réussite a un revers de la médaille qui s’exprime par le stress et les hautes exigences placées sur ses citoyens. Un tel retour en force ne se fait pas sans dommage et sacrifice. Alors il n’est pas rare d’entendre régulièrement par la presse des suicides de salariés, cadres, des stars de la K-Pop et surtout les lycéens et les étudiants. Ces derniers se battent tous les jours pour avoir les meilleurs résultats et accéder aux meilleures écoles du pays ou du monde ; et la compétition est rude. La Corée fait sans doute partie des pays où le taux de suicide chez les jeunes doit être un des plus élevés (si ce n’est le plus élevé). C’est un sujet qui commence à faire du bruit dans le pays, mais ne vous attendez pas à des manifestations type « Gilets Jaunes » pour porter ce problème devant les hautes instances.

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Le métro coréen, symbole d’un pays hyper connecté (smartphone) et travailleur (retour tardif du travail)

 La Corée vers un avenir radieux ?

Je ne peux qu’être admiratif de la progression fulgurante de la République de Corée du Sud au cours des dernières décennies. En 1953, rien ne portait à croire après la guerre et une séparation forcée (je le répète) que la Corée serait à un tel niveau économique dans un monde plus en plus mondialisé. Aujourd’hui, je suis fier et heureux qu’enfin la Corée soit placée sur la carte du Monde, car elle le mérite amplement, même si sa sœur dictatoriale a davantage les feux des projecteurs braqués sur elle. Le pays du matin calme parvient maintenant à rayonner sur la scène internationale grâce à de grands ambassadeurs qui font la fierté du pays : en premier lieu le groupe de K-Pop BTS (Bantan Soyeondan) écouté par des millions de personnes dans le monde et devenu un vrai phénomène ces dernières années en remportant de nombreuses récompenses nationales et internationales (j’avoue moi-même avoir succombé à leur musique ; peut-être que comprendre les paroles de leur chanson aide (sourire)). Il y a aussi le côté sportif, où la Corée du Sud fait d’excellents résultats lors des derniers Jeux Olympiques, ou encore ses footballeurs avec la star de Tottenham, SON Heung-Min, nommé parmi les 30 candidats au Ballon d’Or cette année. Récemment le cinéma coréen a éclaboussé de son aura avec le film Parasite de BONG Joon-Ho qui a raflé cette année la Palme d’Or et le film Burning qui faisait partie des favoris à la palme en 2018 (NDLR : remportée par Une affaire de famille, de Koreada). Ou encore la télévision, où la chaine TF1 a repris le programme Mask Singer (qui n’atteint clairement pas la qualité de l’original). Le made in Korea fait peu à peu son nid au sein du grand public international. Sans oublier la présence bien établie dans notre quotidien de grandes multinationales que ce soit l’électronique avec Samsung, l’électroménager avec LG ou les voitures avec Kia et Hyundai. Les bases sont solides pour continuer à bâtir et à se montrer ambitieux, mais elle n’en oublie pas ses racines liées au travail et au respect profondément inscrites dans l’esprit de tout(e) citoyen(ne) coréen(ne)

 

Capture d’écran 2019-11-29 à 10.16.04Le groupe de K-Pop mondialement connu BTS et

 Le film Parasite de Bong Joon-Ho, palme d’or 2019

Quand on voit maintenant une telle attractivité de la Corée, mais plus généralement de l’Asie, l’Europe prend de plus en plus de retard dans son développement et ses innovations. Elle n’est plus cette femme à la chevelure dorée et à la robe si bleue qu’elle mettait des étoiles dans les yeux de nombreux. Elle se fait petit à petit voler la place par des Dragons qui veulent mettre le feu et récupérer des richesses pour devenir des acteurs majeurs de la société internationale. L’Europe brûle, et il est primordial pour elle de retrouver de sa splendeur, pour qu’à nouveau elle puisse illuminer le monde. Ou alors, elle sera réduite en cendre (j’exagère, c’est pour l’image). Car les domaines où autrefois les européens excellés comme l’automobile, l’électronique ou l’électroménager sont de plus en plus rattrapés par l’envie et la rigueur de ses concurrents américains et asiatiques. Aujourd’hui la plupart de nos téléphones sont soit une pomme soit « 3 étoiles » (Samsung signifie 3 étoiles), les sites internet que nous consultons le plus sont majoritairement sous pavillon étranger, etc… Mais en tant qu’européen, cela m’attriste aussi de voir autant d’archaïsme au sein de l’Europe et de conflits internes (au sein de l’Europe) qui ne permettent pas de prendre de sages décisions ; et cela devient alors une inutile perte de temps et d’énergie qui pourrait être consacrée davantage à l’innovation et à la recherche.

La Corée sera un acteur majeur de la société internationale dans laquelle nous vivons dans les 5 ou 10 prochaines années. Lorsque la réunification aura lieu, il faudra qu’elle prenne exemple sur l’Europe pour pas que les différences de richesses et de mode de vie entre le Nord et le Sud devienne un poids trop important lors des années suivant la réunification. Mais quand la Corée ne sera plus qu’une, alors ce sera une certitude, et je prends les paris avec vous, mais elle deviendra une nation plus que majeure !

Han-Ul CHANG

 

Ajout de la Red   Capture d’écran 2019-11-29 à 13.41.04

 

 

 

 

 

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