par Antoine Spohr

 La Foire Européenne d’Art Contemporain de Strasbourg persiste et signe dans ses innovations dans un registre «  loin des surenchères vertigineuses d’un marché de l’art spectaculaire » comme le veut Patricia Houg , la directrice artistique.

Serait-ce à dire que pour ces originalité innovantes ST.ART 2018 prendrait le risque de céder sa place de 2°, derrière la FIAC de Paris ? A qui, à quoi ? Sûrement pas. Cela ne serait pas supportable non plus pour la Ville dont le 1° maire -adjoint, Alain Fontanel ,chargé aussi de la culture ,confirme le soutien intangible. Alors on s’applique sans  crainte.

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 En quoi cette originalité pourrait-elle être déclassante ? Au contraire…

Car, si nous avons bien compris, il s’agit surtout de «  valoriser le métier de galeriste » ce qui se traduit par la venue de nombreux primo-exposants auxquels on tient à apporter de l’aide dans leur démarches ; à les conseiller en matière d’art et de recherche d’artistes, de finances;  à les accompagner. C’est plutôt chaleureux tout çà : on ne se contente pas d’installer les candidats dans un box vide : il sont accompagnés dans toute la démarche, de la candidature jusqu‘à l’ouverture de l’exposition.

Dès lors le collectionneur également se sent pris en charge comme le chaland occasionnel et le visiteur curieux qui sont respectés dans une ambiance agréable loin de ce que l’on connaît souvent ailleurs dans un accueil trop froid parce que trop formaté et parfois hiérarchisé.

Une autre innovation, dans le droit fil de cet esprit de partage, initiée il y a désormais 4 ans avec l’entrée opérationnelle de « Strasbourg Evènement  » est sans conteste une louable idée : l’invitation d’une « institution » prestigieuse.

Ainsi on a pu découvrir hors de leur site, la MEP (Maison Européenne de la Photographie) de la Ville de Paris, puis la Fondation Maeght qu’on ne présente plus, la Fondation Venet avec les rencontres d’artistes et enfin cette année l’émouvant Museu Picasso de Barcelone qui abrite des œuvres de jeunesse qui fleurent déjà bon le génie.

Exposants : 90 galeries dont un quart étrangères, 11 d’associations ou d’institutions et 10  strasbourgeoises ou alsaciennes.

Voici un aperçu  qu’on peut trouver sur : https://www.facebook.com/pg/start.strasbourg/posts/

Pour la mise en appétit nous avons choisi un peu partialement une œuvre de Theresa Möller (  Landschaft) exposée par la Gallery AEDAEN de Strasbourg

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et une autre de Roswitha Valendor (mein schöner Garten) présentée par la Baden Art Gallery.

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Deux oeuvres qu’on vous laisse classer!

A priori le cru 2018 s’annonce savoureux et ensoleillé. Les fidèles à ST.ART remarqueront qu’on y voit beaucoup plus de «  figuratif » ou, si on peut se permettre d’user d’un néologisme inventé par des galeristes ou peintres ici ou là, davantage d’ « abstrait figuratif » soit abstractofiguratif ou mieux, d’abstraction augmentée ou inversement. Question de point de vue au sens littéral.

.Oui ,c’est un langage particulier mais peu importe, s’il invite au Beau et à l’Emotion !

Peut-être les conférences organisées « en amont » ont elles permis concrètement de combler les lacunes  de la connaissance de « l’art, le marché, l’acquisition, le rôle du galeriste ». 

Vite, au Wacken le 16 novembre …jusqu’au dimanche 18…! Vous nous  y retrouverez pour une visite plus approfondie que nous vous présenterons.

Antoine Spohr

 

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