Casus belli menaçant la paix mondiale : le protocole de Minsk, (le dernier du 5/9/2014) est-il lettre morte et la puissance dominante peut-elle laisser pourrir la situation en toute impunité internationale efficace?

Capture d_écran 2017-10-18 à 13.18.59L’Ukraine par la voix de son président Petro Porochenko n’est pas disposée à lâcher quoi que ce soit : le discours devant l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe en fin de session a été ferme et clair.

En voici, « dans une situation extrêmement difficile et dramatique » quelques aspects succints concernant les Relations Internationales sous forme de citations à peine commentées.

 Qu’est-ce qui a changé depuis l’agression russe il y a trois ans ?

 « Dans les actes et comportements russes, rien, absolument rien…si ce n’est que l’agression s’est transformée en une attaque brutale non seulement contre l’Ukraine mais aussi contre les Droits de l’Homme, au coeur même de l’Europe ».

On est à Strasbourg, dans le temple des Droits de l’Homme et de la Démocratie. On y a pris position clairement , simplement pour le respect du droit international. Le président Porochenko est donc venu le rappeler.

Mais le Conseil de l’Europe : « combien de divisions ? » comme s’enquérait Staline à propos du pouvoir du pape. Certes le COE n’en a pas davantage mais il est la conscience et le gardien des valeurs fondamentales de nos civilisations occidentales, une face militairement dérisoire dans une confrontation avec les forces russes déployées en Crimée et dans le Donbass. Et le président de rappeler « que tout cela ne concerne pas que la Crimée mais aussi l’Europe en tant que continent de la prééminence du droit et non pas de la règle du plus fort ».

Un changement unilatéral rassurant cependant « la coalition qui soutient l’Ukraine s’est  renforcée » « Aucune des nombreuses demandes adressées à la Russie par l’Assemblée n’a été respectée ». Suit une dénonciation en bonne et due forme de la politique extérieure de la Fédération de Russie.

« Existe-t-il des raisons de revenir à des relations normales avec la Russie, que ce soit au sein de cette Assemblée ou au sein d’autres instances internationales….l’objectif de l’agression russe est de démolir la démocratie, les libertés et les droits de l’homme… dans certains endroits avec des chars, dans d’autres par la désinformation ». C’est dit sans aucune retenue, définitivement. On se croit revenu à la période de la constitution des blocs sans doute à un épisode pré – containment.  L’Histoire n’apprendrait-elle donc rien aux plus puissants des dirigeants de la planète.

Et demain ? Il y a de quoi s’inquiéter tout en se demandant si les conduites tenues ont toujours été bien avisées. L’empressement à condamner sans disputation préalable l’occupation de la Crimée ( seul débouché sur la Mer Noire) prétendument devant la menace de permettre à l’Ukraine comme ce fut la cas pour d’autres ex-états de l’empire soviétique effondré, de rejoindre l’OTAN. Les experts restent très prudents devant l’ardente demande des Ukrainiens. On comprend les uns et les autres soi disant pacifistes.

Politique de blocs antagonistes, forcément antagonistes ? Encore et encore.

Capture d_écran 2017-10-15 à 11.23.52Passionnément engagé et soucieux de son image sans son pays ( une multitude de caméras en témoignent) le président a inauguré  une dalle offerte par l’Ukraine pour un parcours symbolique promu par une association strasbourgeoise tout aussi engagée (SPE) Strasbourg  pour l’Europe . Nous y reviendrons  en particulier dans un article plus local.

Antoine Spohr

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