Apparue dans les années 2000 avec la démocratisation d’internet, il y aurait aujourd’hui entre 4 et 6 millions de personnes qui participeraient à des pétitions en ligne chaque année.

Que ce soit pour des problématiques sanitaires, politiques ou encore juste pour amuser les réseaux sociaux : n’importe qui peut lancer une pétition à propos d’à peu près n’importe quel sujet. Face a cet engouement, quelques sites en ont fait leur fonds de commerce : Avaaz, Change.org et MesOpinions.com pour les plus connus.

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Un outil efficace ?

Pour beaucoup, les pétitions en ligne sont une forme de slacktivisme, une manière de se donner bonne conscience sans avoir à investir du temps ou de l’argent pour une cause. En effet, signer une pétition en ligne, et, au mieux la partager, ne prend que quelques secondes aux utilisateurs. On peut se demander si cette forme de cybermilitantisme est réellement efficace. Selon les chiffres, la grande majorité des pétitions restent à l’échelle locale, et ne récoltent que quelques dizaines de signatures. Pour celles qui fonctionnent bien, leur impact varie selon les thèmes. Même si elles ne changent pas réellement les choses, elles peuvent être une manière de faire évoluer les mentalités.

Cette vidéo, par exemple, avait été organisée par Nicolas Hulot et la chaîne YouTube Golden Moustache. Le but était de recueillir un maximum de signatures afin d’interpeller les dirigeants présents à la COP21. En utilisant les codes de YouTube et en faisant confiance à des vidéastes populaires, la cause écologique a été relayée en masse et la pétition a reçue plus de 600 000 signatures. Malgré cet engouement, l’initiative n’a pas eu un impact important sur les négociations de la COP21, mais par sa popularité, beaucoup de jeunes ont pour la première fois agi pour la planète. Par une vidéo simple, pédagogue et non culpabilisante, beaucoup ont signé leur première pétition : peut-être une étape de plus vers le militantisme.

Barack Obama : « We the people »

Aux Etats-Unis, Barack Obama a cherché à utiliser ces initiatives citoyennes pour une démocratie plus forte. Il a créé en 2011 « We the people », un site où n’importe quel Américain peut déposer une pétition. Si celle-ci obtient 100 000 signatures en 30 jours, alors le gouvernement s’engage à y répondre. Néanmoins, depuis son élection, Donald Trump a fait supprimer toutes les pétitions et rien ne laisse à penser qu’il continuera cette entreprise.

Une ombre au tableau : l’astrosurfing

Il réside une ombre au tableau, l’astrosurfing. Cette technique est une forme de propagande lancée par des lobbys politiques ou dans un but publicitaire. Dans le cas des pétitions, ces groupes cherchent à faire croire à une initiative populaire alors que l’objectif est personnel. On peut par exemple citer la pétition qui demande la démission de Laurent Ruquier de France 2, après qu’il ait dit sans détours son aversion pour le Front National dans « On n’est pas couché ». La pétition a été créée et montée en audience sur les réseaux sociaux par des groupuscules identitaires, récoltant 7500 signatures.

Les étudiants s’engagent

Pour conclure comme il se doit, je vous propose de signer une pétition, on ne sait pas quel impact elle aura, mais en temps qu’étudiantes en communication, elle nous tient à cœur. Oui, nos idées ont un prix !

Étudiants en pub : Nos idées ont un prix

2 commentaires sur « Pétitions en ligne : initiatives populaires et propagande »

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