Grand émoi pour le « petit Strasbourg » politique, la fière Cité des Européens feignant l’indifférence. L’irruption inattendue de la vague Macron n’a épargné aucun parti aux affaires, de la Ville ou l’Eurométropole ou encore au-delà, du Département ou de la Région. Défections et ralliements en corollaire sont tombés très tôt et se poursuivent encore. Des nouveaux séduits courent haletants au secours de la victoire de « En Marche » qui paraît inéluctable.

 

Une gauche désemparée, inquiète.

 

La municipalité (en France il s’agit de l’exécutif i.e le maire, les adjoints et les conseillers délégués) pourrait gravement se fragiliser. Le maire, Roland Ries, débonnaire sans la moindre férocité, enregistre sans sanctionner, n’exigeant d’eux que la fidélité au programme pour lequel ils ont été élus. Les prochaines municipales n’ont lieu qu’en 2020 et il ne se représentera plus. Son 1°adjoint Alain Fontanel, ex-PS, héritier présumé, a filé chez Macron comme deux autres de ses adjointes. Non encartée mais très connue et reconnue, on trouve Nawel Rafik Elmrini chargée des affaires européennes et internationales depuis des années. On la voit bien députée européenne en 2019 surtout que c’est très tôt qu’elle a rejoint Macron, l’audacieux et improbable candidat.

Mais l’élimination du député sortant PS, Philippe Bies qui lorgnerait avidement sur la mairie, n’est pas acquise.

Un autre ténor, Robert Hermann occupé à plein-temps par sa mission qu’il adore, se tient sereinement à distance. Président de l’Eurométropole, il y a pratiqué une ouverture multipartite avant celle qui s’annonce. Un autre député PS sortant, le jeune Elkoubi n’a pas démérité, se dépensant sans compter durant le mandat partiel qu’il a conquis après la démission d’un député empêché pour raison de santé et pourtant.Il est macron-compatible.

 

Une droite peu visible ni lisible.

 Les jeunes pousses de jadis ont pris de l’âge n’ayant pas pu grandir assez tôt, le soleil leur faisant défaut à l’ombre d’immuables patrons comme par exemple André Bord jadis, comme, désormais en retrait, Robert Grossmann, une « nature », le plus politique de tous qui votera LREM ! Futé le sieur Robert.!

Les électeurs strasbourgeois n’ont pas saisi l’opportunité de se doter d’une personnalité de haute volée, en la personne de l’ancien ministre radical François Loos, une pointure qui n’a pas réussi à battre une Fabienne Keller revancharde, forte de ses réseaux acquis sous son mandat de maire, arme soi-disant efficace pour écraser son vainqueur au coup suivant, Roland Ries, à nouveau victorieux. Echec encore. La sénatrice est retournée à sa source centriste (UDF) devenue LR/UDI en la « macronisant » après ses embrassades avec le président Sarkozy. Compliqué ! Un petit coup de chapeau quand même pour son attitude clairvoyante dans l’affaire Fillon que les déçus en colère tiennent discrètement pour responsable de ce Big Bang dévastateur. Salvateur, pour d’autres !

Et Pascal Mangin, Eric Senet et leurs potes, où sont-ils ?

Et le Centre dans tout çà ? Un électorat bafoué depuis l’adhésion l’UMP et la domination du RPR et la gestion localement désastreuse du Modem qui trouve sans doute dans la «  refondation » de Macron accompagnée par Bayrou, un remède à ses frustrations. La candidate Pascale Jordant-Pfeiffer, parfaitement macron-compatible en est une belle illustration.

Et tous les autres, les plus ou moins extrêmes. On y trouve bien sûr des candidats de qualité, sincères et convaincus mais la règle qui exige 12,5% des inscrits pour rester en lice au deuxième leur laisse peu de chances. Mais sait-on jamais ? Parmi eux on peut trouver aussi des candidats macron-compatibles. Eh oui cette « macronmania » fausse un peu le jeu sur les affiches et sur les bulletins de vote ce qui révolte les responsables de «  En Marche » dont voici un communiqué révélateur. Les « macron pur jus ». Combat d’exclusivité des investitures et des idées, en même temps ? Cela ressemble à du Macron, non ?   Comme certificat d’authenticité exclusive vérifiez sur la photo à la une. Les candidats EM 67 .

 

Antoine Spohr.

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ELECTIONS LEGISLATIVES – BAS-RHIN

 

Communiqué de presse

Ne vous laissez pas abuser !

 

Seuls les candidats investis par La République En Marche ! sont soutenus par Emmanuel Macron


Je veux rappeler avec la plus grande solennité que seuls 8 candidats soutenus par Emmanuel Macron ont été investis le 6 avril dernier sous la bannière « La République en Marche ! » dans le Bas-Rhin pour les élections législatives des 11 et 18 juin.

Nul autre candidat ne saurait en conséquence – sauf à s’exposer à des poursuites à l’initiative du mouvement au plan départemental comme national – se réclamer du soutien du mouvement En  Marche !

Certains « concurrents », au mépris des règles élémentaires d’honnêteté et de transparence à l’égard des électeurs, n’hésitent pourtant pas à entretenir une ambiguïté coupable dans leurs documents de campagne et dans leurs échanges avec les électeurs, en revendiquant une appartenance à la « majorité présidentielle », en exploitant d’anciennes photos du Président de la République, en reprenant à leur compte tout ou partie du programme présidentiel, en minimisant leur réelle appartenance ou encore en contredisant de manière radicale le discours qu’ils pouvaient tenir pendant les présidentielles.

Solidarités partisanes et logiques d’appareil sont appliquées à la carte pour brouiller les pistes et tromper les électeurs. Sommes-nous les témoins d’une chasse à la prime pour ceux qui seraient perçus comme soutenant le Président et le renouveau qu’il est le seul à incarner, avec le mouvement dont il est fondateur ?

Les électeurs ne se laisseront pas abuser par ces méthodes qui relèvent d’une vieille manière de faire de la politique, dont les citoyens ne veulent plus et qu’ils ont rejetée.

Les électrices et les électeurs ont droit à la vérité. J’appelle donc, avec bienveillance mais aussi avec la plus grande fermeté, les autres candidats du Bas-Rhin à plus de clarté dans leur communication.

Pour mémoire,  Eric Elkouby, Philippe Bies, et Serge Oehler sont candidats du Parti socialiste (PS), respectivement dans la 1ere, la 2e et la 3e circonscription;  Thibaut Vinci est le candidat du PRG dans la 4e circonscription; Vanessa WAGNER est la candidate de l’UDI dans la 9e circonscription.

Seuls les candidat-e-s listés ci-dessous portent l’étiquette « La République en Marche » dans le Bas-Rhin et peuvent se réclamer du soutien d’Emmanuel Macron. En cohérence avec leurs écrits ou leur positionnement, je les invite à se désister en faveur des candidats La République en Marche ! pour soutenir le projet présidentiel, donner au Président Emmanuel Macron une majorité et au gouvernement la force de gouverner.

 

Les candidat-e-s investis par La République En Marche ! dans le Bas-Rhin sont [Candidat-e (suppléant-e)]:

Thierry MICHELS (Marie-Françoise COELHO) dans la 1ere circonscription;

Sylvain WASERMAN (Christel KOHLER) dans la 2e circonscription;

Bruno STUDER (Axelle BENAMRAN) dans la 3e circonscription;

Martine WONNER (David CAZIER) dans la 4e circonscription;

Eliane TOMASZEWSKI dans la 5e circonscription (désistée pour cause de santé);

Guy SALOMON (Louise MOREL) dans la 6e circonscription;

Antoinette DE SANTIS (Alain KOLLER) dans la 7e circonscription;

Christian GLIECH (Camille JUNG) dans la 8e circonscription;

Vincent THIEBAUT (Emmanuelle PARISSE) dans la 9e circonscription.

 

Bruno STUDER, référent En Marche ! pour le Bas-Rhin

 

 

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