(Premier Festival pour Eurolatio)

Ici, une foule bigarrée feint de flâner tout en s’agitant, gagnée par l’excitation et l’enthousiasme que suscite la 70ème édition de cette grande manifestation du cinéma mondial.

Et pour ouvrir les festivités, quoi de mieux que de présenter un film qui parle à la fois d’amour, d’art et de création.

« Les Fantômes d’Ismaël  »

C’est le cadeau que nous offre le réalisateur français, Arnaud Desplechin, avec ce film présenté en « Hors Compétition ». Il nous y conte l’histoire dudit Ismaël (Mathieu Amalric), un cinéaste inspiré mais égaré depuis vingt ans après la disparition soudaine de Carlotta (Marion Cotillard), la femme qu’il chérissait.

Ce n’est qu’au moment où Ismaël retrouve un élan amoureux auprès de Sylvia (Charlotte Gainsbourg) alors qu’il peaufine le scénario de son nouveau film, dans la paix de sa maison, lorgnant les énigmatiques paysages de l’île de Noirmoutier, que Carlotta réapparaît et vient fragiliser l’équilibre (re)trouvé de son ancien amant et réveiller les fantômes de son passé tourmenté.

Une histoire romanesque et troublante, servie par une mise en scène qui l’est tout autant. Les amateurs de Desplechin seront ravis tant ce qui fait le sel de son cinéma se retrouve ici : Lyrisme, Poésie, Mystère… Le tout porté par un regard et une mise en scène dénués de tout effet naturaliste.

En somme, un film riche… très riche… peut être même trop ? 

En effet, si l’on prend plaisir à s’attarder davantage sur les tourments personnels et professionnels d’Ismaël dans la dernière partie du film, on ne peut s’empêcher de penser que l’intensité et la sensualité se dégageant de ce trio amoureux inédit (Amalric, Gainsbourg, Cotillard) en constitue le cœur.  Alors, quand les deux personnages féminins se mettent un peu en retrait, on ne peut qu’éprouver un certain manque et peut être le sentiment que la narration aurait pu être encore plus resserrée sur la relation de ces personnages.

D’ailleurs, il semblerait qu’une version alternative du film existe. Cette dernière serait plus longue et mettrait, paradoxalement, plus en avant l’aspect « cérébral » de l’histoire plutôt que son aspect sentimental, davantage présent dans la version cannoise. Elle est également diffusée dans la plupart des salles de cinéma de France…

Alors pour une entrée en scène, ne soyons peut-être pas trop exigeant car voici une mise en bouche plutôt appétissante.

Nous vous laissons (re)découvrir la bande annonce des Fantômes d’Ismaël et vous rappelons que le film est d’ores et déjà sorti en salles :

Ce sera tout pour ce premier jour consacré uniquement à la présentation de ce film d’ouverture mais aussi des différents membres du jury qui décerneront la Palme d’or le 28 Mai prochain. Nous avons d’ailleurs eu l’occasion de croiser quelques uns d’entre eux Les photos ci dessous vous les montrent.

 

La toujours sublime Jessica Chastain

 

Le Président Pedro Almodovar et le très classe Will Smith

Un commentaire sur « Cannes (1) : Nous y voilà ! »

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